Ce qu’il faut savoir

Capital

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Quel est le rôle du "capital" en assurance de prêt ?

Dans le monde de l’assurance emprunteur, la notion de "capital" est rarement employée seule, car il faut impérativement distinguer le « capital initial » renvoyant au montant emprunté à la souscription du contrat, du « capital restant dû », renvoyant à la somme que l’emprunteur doit à l’établissement prêteur à une date déterminée.

Or, ces deux expressions engendrent des modes de calcul des cotisations bien différents :

  • Basée sur le capital initial, la prime d’assurance est uniforme tout au long duprêt.
  • Basée sur le capital restant dû, la prime d’assurance baisse progressivement jusqu’à devenir nulle à la fin du prêt.
Les deux modes de calcul de la cotisation d’assurance de prêt : capital initial ou capital restant dû.

Quel mode de calcul faut-il privilégier?

Traditionnellement, l’assurance collective (ou contrat groupe) construit son calcul sur le capital initial, tandis qu’en délégation d’assurance, le capital restant dû est privilégié.

Dans une assurance sur capital initial, le taux appliqué dépend de la tranche d’âge de l’emprunteur. Par exemple, 0,20 % pour les personnes de moins de 36 ans, 0,35 % pour les personnes âgées de 37 à 50 ans et 0,45 % pour les plus de 51 ans. Mais, une fois déterminé à la signature du contrat d’assurance de prêt, il restera le même toutau long du crédit.

Bon à savoir : dans ce mode de calcul, chaque assureur dispose aussi de ses propres critères (quotité, garanties, somme empruntée, profil…) pour déterminer le taux imputé à un emprunteur.

Dans une assurance sur capital restant dû, il faut savoir que les cotisations augmentent au cours des 5 premières années, à cause du paiement des intérêts, avant de diminuer progressivement. A l’approche de la fin du crédit, cette méthode s’avère souvent plus rentable que l’autre. Par contre, si le prêt est remboursé de manière anticipée, cette option n’est pas forcément optimale…

Que faut-il regarder pour choisir la solution la plus appropriée ?

Concrètement, si la dégressivité du prix de la cotisation parait attractive de prime abord, la situation doit être évaluée en fonction de ces deux facteurs :

  • Le coût total de l'assurance

Si le taux d’assurance est un repère sur lequel les compagnies communiquent largement, le coût total de l’assurance reste l’indicateur le plus juste et le plus important à surveiller. Ici, il convient de regarder la différence de prix entre l’offre sur capital initial et l’offre sur capital restant dû sur toute la durée de remboursement prévue. Un taux attractif peut cacher un coût total plus lourd et vice versa.

Généralement, l’assurance dégressive est plus chère les premières années, avant de devenir rentable vers la fin des remboursements. Dès lors, si son coût total s’avère moins élevé que la proposition sur capital initial, elle n’en est pas forcément la solution la plus adaptée

  • La situation de l'emprunteur

Le mode de calcul à considérer pour déterminer l’attractivité d’une offre d’assurance emprunteur dépend aussi de l’emprunteur lui-même :

  1. Considère-t-il cette acquisition comme un bien de transition avant de pouvoir en acheter une plus grande ou comme la maison de sa vie ?
  2. Est-il stable professionnellement ou peut-il être muté dans une autre ville – le conduisant à vendre son bien avant le terme du crédit ?
  3. Est-il célibataire ou en couple ? Avec ou sans enfant ? Quelles sont ses aspirations personnelles ?

Autant de questions directement liées au profil de l’emprunteur et susceptibles d’influencer le choix du mode de calcul de l’assurance de prêt, car en cas de remboursement anticipé, la méthode sur capital initial est plus pertinente. Et cela, sans compter les conditions du marché pouvant entraîner des renégociations ou des rachats de crédit…

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